Un projet de nouvelle société fondé sur la justice et la dignité humaine, soumis à la discussion et à la contradiction.
À chaque vie, sa part du commun.
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Nos sociétés produisent des richesses, des connaissances et des technologies considérables. Pourtant, elles continuent à faire dépendre une grande partie de la dignité matérielle des personnes de leur revenu, de leur patrimoine ou de la valeur économique que le système leur attribue.
Ce projet part d’une question simple : et si nous reconstruisions la société à partir de la dignité humaine plutôt qu’à partir de la rentabilité ?
Il ne s’agit pas d’imaginer un monde parfait, ni de prétendre disposer de toutes les réponses. Il s’agit de remettre à plat certaines règles que nous considérons souvent comme naturelles alors qu’elles sont, pour beaucoup, le résultat de choix historiques.
Le manifeste explore donc une autre architecture possible de société, fondée sur la garantie des besoins essentiels, la limitation des concentrations de pouvoir, une contribution adaptée aux capacités de chacun, une démocratie plus continue et une protection forte du commun.
L’objectif n’est pas de demander l’adhésion. Il est d’ouvrir la discussion.
Le projet propose de repenser l’organisation de la société à partir d’un principe central : la dignité ne devrait pas dépendre de la richesse, du statut ou de la rentabilité économique d’une personne.
Il imagine notamment de garantir hors du marché les besoins essentiels, de repenser le revenu et le travail, de placer les moyens de production au service du commun et de limiter fortement les concentrations de pouvoir économique et politique.
Il propose également une démocratie plus continue, fondée sur une délégation révocable, une Constitution protégeant certains principes fondamentaux, une justice davantage tournée vers la réparation, et une place centrale donnée à la connaissance, à l’écologie et à la préservation du vivant.
L’objectif n’est pas d’uniformiser les vies, mais de garantir à chaque personne un socle commun suffisamment solide pour qu’elle puisse réellement construire la sienne.
Le nécessaire relèverait du droit. Le reste relèverait du choix, de la contribution et du débat collectif.
Parce qu’un projet qui prétend repenser en profondeur l’organisation de la société ne peut pas se contenter d’être cohérent uniquement sur le papier.
Certaines propositions devraient être confrontées à l’économie réelle, au droit, aux contraintes techniques, aux comportements humains, aux équilibres écologiques et à l’expérience de celles et ceux qui connaissent ces sujets de l’intérieur.
Le projet assume donc ses angles morts, ses incertitudes et ses paramètres encore ouverts. Il cherche moins à convaincre immédiatement qu’à identifier ce qui résiste à l’examen, ce qui doit être corrigé et ce qui mérite d’être approfondi.
La contradiction n’est pas ici un obstacle à éviter. Elle fait partie de la méthode.
Une idée devient plus solide lorsqu’elle accepte d’être mise à l’épreuve.